REVISTA N° 01 | AÑO 2007 / 1
ARTÍCULO
Crise d’adolescence: le retour du transgenerationnel
Richard Durastante [1], Christiane Joubert [2]
La crise d’adolescence correspond à la fois à un remaniement pulsionnel et identitaire, ce qui vient réveiller le transgénérationnel familial. Elle fait émerger et renforce la crise des parents faisant, ressurgir leurs propres traumatismes d’enfant et d’adolescent. Par transgénérationnel, nous voulons signifier ce qui traverse la famille et les générations, à leur insu, sans reprise possible dans les chaînes associatives et donc sans élaboration, lieu privilégié de la crypte et du fantôme dans le sens où N.Abraham et M.Torok (1978) en parlent.
La clef de voûte de cette période d’adolescence est la génitalisation, représentant l’accès à la sexualité génitale et au remaniement des liens infantiles, qui entraîne cette quête nouvelle d’un objet d’amour à l’extérieur de la famille. Les liens aux objets d’amour infantiles que sont les parents, sont dès lors trop marqués par la sexualité génitale naissante et donnent lieu à des fantasmes incestueux, contenus par les interdits du meurtre et de l’inceste lorsqu’ils sont posés. P.Gutton (1991) distingue deux temps dans le pubertaire. La puberté, qui correspond aux transformations corporelles et physiologiques, tandis que le pubertaire correspond à l’élaboration psychique que peut se faire le sujet de cette métamorphose. En d’autres termes, l’objet partiel, c’est à dire la zone génitale du corps est pubère, tandis que sa représentation est pubertaire, ce qui conduit l’adolescent à se construire progressivement une représentation unifiée du corps sexué. Le premier temps du pubertaire est un remaniement des représentations infantiles sous l’angle du sexuel génital; le second temps, « l’adolescens », étant caractérisé par le travail d’introjection sur la scène psychique, concomitant ou retardé, à partir des éléments du pubertaire qui ont fait effraction. Ainsi l’adolescent va pouvoir parvenir à la désexualisation des représentations auparavant incestueuses inhérentes aux objets d’amour primaires, ouvrant au choix d’un objet d’amour adéquat hors de la famille. Cette articulation est complexifiée dans les situations où les interdits fondamentaux en famille ne sont pas en place. Pour quitter ses objets d’amour tant investis, l’adolescent devra pouvoir leur exprimer son agressivité sans que ces derniers se sentent détruits. Pour se séparer il faut pouvoir rejeter, sans le détruire, ce qui a été aimé. C’est ce difficile travail psychique que devra faire le pubertaire pour s’individualiser.
La question est de savoir comment la famille peut retrouver, suite à cette effraction, et même parfois à cette rupture, que représente le pubertaire, sa capacité à perlaborer groupalement. Nous allons tenter de montrer que c’est dans ce cas de figure que le cadre de la thérapie familiale psychanalytique est pertinent, et surtout lorsque ce qui a fait effraction a figé la fonction familiale, réactivant ainsi les traumatismes des lignées. En même temps l’accès à la génitalité chez l’adolescent entraîne un remaniement de sa place dans la famille et de chacun des membres de la famille vis-à-vis de lui, avec en filigrane la possibilité d’avoir à se séparer et de devenir lui-même parent. Les places dans la famille sont donc amenées à se transformer, en lien avec une temporalité qui devient prégnante, dans la mesure où ces transformations des places de chacun entraînent pour les parents le fait de se retirer progressivement et d’accepter une place plus en retrait. Ils ont ainsi à faire face à cette expérience de la frustration que représente le fait d’accepter de transmettre leur place de parent et de se confronter à leur finitude. Envisager que leur adolescent quitte un jour la famille les contraint au difficile remaniement d’avoir à se représenter une vie à deux, sans les enfants. Les parents devront donc gérer leurs éprouvés d’envie et de rivalité narcissique face à leur adolescent qui se met en couple. C’est à cette période que la question de la transmission apparaît dans toute son acuité, avec ce qu’elle entraîne de renoncements et de frustrations.
L’adolescent vient précisément remettre en questions la qualité des liens familiaux, son origine, et son assignation dans le cœur des parents et de la famille, tentant par là même de se différencier et de s’individuer, en fonction de la capacité de la famille à le supporter. La crise identitaire de l’adolescence vient faire rupture et c’est ainsi que les parents parfois ne le reconnaissent pas et qu’il a lui-même cette impression de ne pas être compris. La crise d’adolescence implique que la famille ait une enveloppe généalogique suffisamment solide pour pouvoir accepter cette métamorphose identitaire. De la même manière que l’enfant réactive, à sa naissance les processus de transmission, et provoque parfois un désétayage narcissique de la famille, l’adolescent, à son tour réactive ce désétayage. L’urgence, dans certaines familles en souffrance, devient alors de préserver à tout prix le lien familial pour lutter contre les angoisses d’effondrement et de mort collective. C’est alors que l’on passe de la crise d’adolescence à l’adolescence en crise et à l’adolescence catastrophe avec la déchirure des contenants, comme le dit P. Benghozi (2007), si active par exemple dans les situations d’immigration.
La famille fonctionne alors sur le registre du quantitatif et de l’excès. Se tisse parfois un lien paradoxal et aliénant entre parents et enfants qui empêche l’individuation. Ce quantitatif lié à la pulsionalité qui émerge et qui circule en famille, réveille dans l’après-coup les traumatismes de l’histoire familiale. Le quantitatif dont nous parlons a donc partie liée avec une excitation traumatique qui traverse la famille sans pouvoir être identifiée. L’effet du traumatisme est de brouiller et embrouiller l’histoire, par le collapsus topique fantasme/réalité, soi/autre, qu’il engendre (C.Janin, 1999) ainsi que par la fixation à l’événement ou à la période traumatique et sa répétition, abrasant par là même la temporalité, ce qui pourrait donner sens à une « parentalité confuse » (E.Darchis, G.Decherf, 2000), c’est à dire le fait que le parent projette chez l’enfant sa propre problématique entraînant répétition et collusion entre les histoires. Cela donnerait lieu, dans certains cas, à un déni de l’existence propre de leur enfant en tant que sujet, l’enfant portant alors sous forme de crypte une histoire traumatique qui vient d’ailleurs.
Nous pourrions également évoquer, dans ce registre, le traumatisme cumulatif (M.Khan, 1976) si actif également dans la transmission du transgénérationnel. Le traumatisme cumulatif est une succession de relations mère/enfant inadéquates qui se prolonge de l’enfance à l’adolescence, le cumul de ces rapports pathogènes donnant lieu au traumatisme. C’est peut-être, pour ces parents, la seule manière de protéger la famille du danger que peut représenter – et qu’ils ont pu connaître dans leur propre famille- une « surchauffe » du pulsionnel.
Les transformations psychiques en famille, en lien avec le pubertaire, vont faire bouger les parties symbiotiques de chacun de ses membres, mobilisant par là même le lien primaire. Nous faisons l’hypothèse que ces parties symbiotiques, ce que J.Bleger appelle le non-Moi ou noyaux agglutinés (J.Bleger, 1966) sont imprégnées du transgénérationnel et en véhiculent des éléments bruts. L’auteur précise que le sujet partage avec plus d’un autre la qualité de ses liens symbiotiques, ce qui laisse entrevoir que le sujet est traversé par des éléments qui ne le concernent pas et dont il est le porteur. J.C.Rouchy (1980) rappelle quant à lui que le Moi se forme par identifications multiples, l’identité du sujet n’existant jamais de façon indépendante au groupe. Le symptôme d’un membre du groupe familial serait alors la résurgence d’un conflit localisé en un autre point du réseau, dans l’espace et dans le temps. Tout est donc lié, ce qui permet d’envisager que le symptôme de l’adolescent est tenu (et entretenu) par toute la famille, y compris par l’adolescent lui-même, ce qui donne lieu à des fonctionnements familiaux sur le mode de la position narcissique paradoxale (J.P.Caillot, G.Decherf, 1989).
Sur le plan groupal familial, l’adolescent qui provoque la réactivation des parties archaïques de la famille, en tant qu’enclave des traumatismes de l’histoire, remettrait en question le pacte dénégatif (R.Kaës, 1993), instauré pour verrouiller le traumatisme générationnel, ce que nous pourrions nommer « censure familiale » (F.Aubertel, F.Fustier, 1994), et cela déstabilise le lien familial dans son ensemble. Vont alors s’actualiser, pour les parents, leurs traumatismes d’enfant et d’adolescent qui ont donné lieu à des liens d’agrippement avec la génération précédente et qui ne leur ont pas permis de s’individuer de leurs propres parents, ne s’autorisant pas à prendre par la suite une place de parents bien tempérée. Ces parents, par retournement, peuvent se trouver à des places d’enfants et/ou d’adolescents de leurs propres parents, dont la présence fantomatique colle dans l’actuel à l’adolescent.
Une situation clinique illustrera notre propos:
La famille Clair vient consulter dans le but d’entreprendre un travail familial sur les indications du psychologue qui a rencontré le fils aîné, âgé de 19 ans. En effet ce dernier présente des troubles dépressifs graves, suite à des échecs successifs d’orientation.
La famille se compose du père, âgé de 45 ans, occupant un poste de cadre dans les travaux publics, ce qui lui occasionne de nombreux déplacements. La mère, âgée de 44 ans, est femme au foyer (elle a arrêté de travailler à la naissance de son aîné). Il y a donc trois enfants: Frank, âgé de 19 ans, suivie d’une sœur, Sophie, 18 ans et Adrien âgé de 14 ans.
La première consultation tourne autour de ce qu’ils nomment la décompensation de Frank. En effet, ce dernier est décrit comme un enfant brillant sur le plan scolaire, jusqu’au Baccalauréat, et n’ayant jamais posé de problèmes jusqu’alors. Un premier échec intervient dans ce parcours brillant et sans faille, où il réussissait tout ce qu’il entreprenait jusqu’alors. Il intègre une école d’ingénieur, mais la quitte au bout de 3 mois, car il s’aperçoit que cela ne correspond pas à ce qu’il souhaiterait. Etant également brillant au niveau sportif (Gymnaste de très haut niveau), il décide d’intégrer la Gendarmerie, car il pense pouvoir lier l’activité sportive investie et une carrière avec des responsabilités. Il réussit brillamment un concours de sous-officier, ce qui implique qu’il doit quitter la famille pour entrer dans une école de Gendarmerie. Deux mois après le début de cette nouvelle formation, il « décompense », et rentre à la maison avec une immense blessure narcissique, se vivant comme un « bon à rien », un incapable, etc. En effet, cette formation dépend de l’armée et l’entraînement qu’il a dû subir l’a anéanti, aux dires des parents (nombreuses brimades, punitions et dévalorisations diverses). Depuis, il est enfermé à la maison, ne voit plus ses copains, se dit très dépressif et ne sait que faire. Cela inquiète beaucoup les parents qui souhaiteraient qu’il reprenne rapidement une scolarité, lui-même s’en dit incapable.
Sophie quant à elle se décrit comme une adolescente qui n’a pas de problème, brillante également sur le plan scolaire. Elle s’apprête à passer le bac et souhaite aller à l’université, refusant d’entrer dans une grande école, à cause des contraintes que cela occasionne. Adrien quant à lui est décrit comme « le clown » de la famille, faisant rire tout le monde, animant son frère. Il a des résultats scolaires très moyens (sur ses bulletins, il est toujours inscrit « peut mieux faire »), et il « s’en fout ».
Il apparaît au bout de quelques séances que les parents ont toujours beaucoup investi le niveau scolaire pour leurs enfants. Mme dit qu’elle a abandonné un travail intéressant (elle travaillait dans la publicité) pour pouvoir s’occuper de ses enfants. Le père, enfant unique, décrit pour lui une scolarité difficile: il était dyslexique, dysorthographique, très perturbé dans ses apprentissages. Il dira que c’est grâce à sa mère qu’il a pu s’en sortir. Bien qu’il n’ait jamais eu le baccalauréat, il a fait un BTS dans les travaux publics et a gravi les échelons. Il dira ensuite, « je me suis fait tout seul ». Nous entendons là un fantasme d’auto-engendrement, (P.C.Racamier, 1989), en lien avec une problématique transgénérationnelle sous-jacente encore difficile à aborder.Il surinvestit le travail, tout comme ses parents qui tenaient un commerce qui leur prenait tout leur temps. Il est absent de la maison la semaine. Il est décrit par la famille comme colérique, voulant toujours avoir raison, intransigeant, exigeant, comme l’était son père, probablement en héritage de son propre père. On peut se demander ce que pouvait cacher cette rigidité, peut-être du côté des vécus abandonniques transgénérationnels.
La mère est issue d’une famille nombreuse (6 enfants) et insiste sur le fait que chez elle régnait la joie de vivre, la mère étant au foyer. Elle a fait une scolarité sans problème, des études supérieures, et garde un excellent souvenir de la complicité frère/sœur et de la bonne humeur ambiante qui régnait chez eux et chez les grands- parents lors des vacances avec les cousins. Son père, présent à la maison occupait un emploi dans la fonction publique. Elle insiste sur le fait qu’elle voudrait recréer la même ambiance à la maison. On entend là un vécu familial fusionnel, abrasant le processus différenciation-individuation à l’adolescence.
Ce qui apparaît au fil des séances, c’est que le père semble avoir transmis au fils aîné ses valeurs surmoïques intransigeantes, au point que ce dernier a du se confronter à un univers extrêmement contraignant, devenant persécuteur. Il a vécu son entrée à l’école de Gendarmerie comme une rupture du milieu familial. La famille se décrit comme très unie, les enfants ayant commencé tardivement leur scolarité (lors du CP, n’ayant pas fait de maternelle), car la mère ne voulait pas de séparer d’eux. Actuellement, les grands enfants partent toujours en vacances avec leurs parents, ces moments étant vécus comme privilégiés, car ils sont tous ensemble. La mère reconnaît avoir créé une bulle protectrice avec ses enfants, comme sa propre mère, ne pouvant se séparer d’eux, en l’absence de son mari, en semaine.
Le père ne peut pas entendre le mal-être de son fils aîné. Il le traite de fainéant et cherche à sa place des formations qui pourraient lui convenir « pour le bouger ». Semble se réactiver là les pressions maternelles à l’égard de ce père, qui se décrit comme un enfant devant beaucoup plus travailler que les autres, au regard de ses problèmes scolaires. Frank dira à un moment donné que toutes les activités extra scolaires qu’il avait investies devenaient pour lui source de tensions, tellement il se mettait la pression pour être le meilleur. A la différence de Frank, Adrien fait d’abord passer le jeu et sa vie extérieure (copains), avant l’école, ce qui le met gravement en opposition avec le père. Sophie quant à elle, dira qu’elle fait la synthèse des deux (sorties, amies, mais aussi travail scolaire). Assez rapidement nous nous apercevons que ces adolescents n’ont pas relations sentimentales et amoureuses à l’extérieur. Ils disent que cela ne les intéresse pas pour l’instant.
Au regard de cette brève évocation clinique, nous relevons un clivage vertical des lignées (B.Penot, 1989). La lignée maternelle est vécue comme chaleureuse, vivante, plaisante, idéale, ce qui contraste avec la lignée paternelle présentée au contraire avec des valeurs tyranniques et contraignante, où le plaisir n’existe pas. Nous soulignons que ces vécus antagonistes empêchent l’accès à l’ambivalence. La rigidité du côté paternel, les vécus fusionnels du côté maternel sont sans doute en écho au sein du pacte dénégatif (R. Kaës, 1993) du lien de couple, que la problématique adolescente de Frank, le fils aîné vient dénoncer. On peut se demander si, de part la place qui lui est destinée, au sein de la famille, ce dernier ne mettrait pas en scène des vécus d’effondrement , jamais éprouvés comme tels, par les
générations précédentes. Il en serait le « portesymptôme »transgénérationnel du groupe familal.
Le père avait beaucoup idéalisé son fils aîné à l’époque où il était brillant, ce dernier venant réparer son propre vécu d’enfant en difficulté, narcissiquement blessé et dévalorisé aux yeux de la mère, ce qui fait penser au concept de Parentalité confuse de E. Darchis et G. Decherf, 2000. Il dira qu’il n’avait jamais été en conflit avec Frank, tant qu’il pouvait vivre ce dernier comme une partie idéale et réparatrice de lui-même. Le clivage rendant la conflictualisation impossible, ce père semble s’effondrer en même temps que son fils. Il ne peut être étayant pour lui. De la même manière il parait difficile à la mère de sortir d’une représentation idéale de ses enfants, ce qui l’empêche elle aussi d’être étayante pour ce fils en difficulté. C’est comme si elle vivait pour eux et à travers eux, répétant peut-être sa propre histoire dont elle parle peu sinon d’une manière idéalisée, évocatrice de non-dits. Un contrat narcissique unit les parents par la manière dont ils présentent ce fils qui à leurs yeux, a failli dans son rôle d’aîné (ils disent qu’à présent, il est un mauvais exemple pour son frère).
Le message implicite délivré par les parents semble tourner autour du fait de tous restent collés ensemble, tant dans les représentations maternelles du côté d’une vie familiale idéale, que du côté de relations tyranniques en famille dans la lignée du père. De ce fait, il est impossible pour ces adolescents de suffisamment s’individuer pour faire leur vie à l’extérieur; d’ailleurs la crise d’adolescence ne parait pas possible. L’accès à la sexualité génitale leur est fermé, car d’une part l’on ne peut quitter la famille au risque de voir s’effondrer la mère, et d’autre part si on quitte cette famille, on risque de trouver des liens tyranniques à l’extérieur (le vécu de Frank à l’école de Gendarmerie), ce qui provoque chez l’aîné un repli sur lui et à l’intérieur de la famille.
Nous pourrions conclure en pointant l’importance du travail familial dans le cas d’un adolescent en situation de mal-être. Son symptôme, comme nous avons tenté de le montrer, est porté par toute la famille, elle-même traversée à son insu par des mouvements transgénérationnels autour des idéaux et des valeurs rigides, empêchant l’accès à l’ambivalence ainsi que l’écart nécessaire entre les générations, ce qui donne lieu à une parentalité confuse. De la même manière que les parents sont restés prisonniers des idéaux et des valeurs familiales, qui ont cimenté des liens de collage, y compris dans leur lien de couple (ce qui les a unis c’est d’être collés à leur famille respective dans les valeurs et les idéaux), ils paraissent reproduire cela avec la génération suivante. Néanmoins, il y a des cas où l’adolescent peut avoir besoin d’un espace thérapeutique pour lui seul, en particulier lorsque le processus de séparation-individuation est élaborable pour chacun,ou lorsqu’il n’est pas possible au regard de l’intensité de la crise de les recevoir tous ensemble , dans un premier temps.
Le travail thérapeutique familial permet, par l’étayage sur la dynamique transféro-contre-transférentielle, et la tiercéité du cadre, au départ de reconnaître et de verbaliser la souffrance et dans un second temps de « décompacter » les places de chacun, d’accéder à la différenciation, ainsi que l’accès à l’ambivalence, grâce à la perlaboration groupale.
Bibliographie
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ROUCHY J. (1980), Processus archaïque et transfert en groupe analyse, in Connexions, 31.
- psychologue clinicien, psychanalyste de famille, membre de la SFTFP (Paris), membre de l’AIPCF, chargé de cours à Lyon II, doctorant.
- docteur en Psychopathologie Clinique, Psychologue
Clinicienne,Psychanalyste, de famille, de couple et de groupe, Maître de Conférences à Lyon II – Institut de Psychologie, membre de la SFTFP( Paris), membre de la SFPPG( Paris), membre de l’AIPCF.

